LE BONBON

Le-Grille-du-flamboire Avis aux amateurs de viande cuite au feu de bois, Paris dispose enfin d’une adresse digne de ce nom, c’est même la seule ! C’est tout naturellement que Le Bonbon s’est attaqué à la côte de boeuf du Flamboire. Avis à chaud, en pleine digestion ! A peine la porte franchie, un fumet envahit délicatement nos narines et une douce chaleur enveloppe nos petits corps affamés. Si l’on n’apercevait pas le patron un peu plus loin, on en oublierait presque que l’on a quitté notre chez-nous tant la maison est chaleureuse. La gaillard lance deux trois vannes aux habitués pendant qu’on s’assoit à table, car ici l’humour est de mise, Jean-Yves s’amuse en salle… comme en cuisine ! Mais rassurez-vous, la machine à vannes fonctionne dans les deux sens. Pour lui, servir les gens, c’est le b.a.-ba. Si la cuisson ne convient pas aux clients exigeants, pas de souci, il la retravaille trois fois si nécessaire ! La salle du Flamboire On zieute un peu la carte, et on s’aperçoit vite que le Flamboire sert la côté de boeuf d’Aubrac la moins chère de Paris ! Beaucoup de côtes de boeuf donc, issues de vaches d’Aubrac ou de blondes d’Aquitaine. Jean-Yves nous chuchote même qu’il voudrait à terme ne proposer que des déclinaisons de ce morceau de barbaque, bien qu’il soit aussi possible d’opter pour du poisson grillé, avec la peau s’il-vous-plaît ! Grillade Le Flamboire Chaque produit s’imprègne subtilement d’un goût braisé, un goût d’aventure, d’audace, qui vous rappelle votre séjour sur une île déserte. Toute la carte a été pensé par le taulier, même s’il laisse les chefs s’exprimer de temps à autre, en ajoutant telle épice ou telle sauce. En découpant la bête qui trône au centre de notre assiette, on se renseigne un peu sur le personnage. Ce parisien de souche a travaillé plus de 30 ans dans le tourisme, dont 18 années à Millau où il a appris à aimer la bonne viande. Toute sa vie, Jean-Yves a été animé par deux passions : la batterie et la cuisine. Aujourd’hui, il possède chez lui trois batteries… et une batterie de cuisine, ici, au Flamboire. Le Flamboire, c’est un hommage à deux restaurants d’amis à lui dans l’Aveyron : le Flambadou et la Mangeoire. © Blaize Chodar