Le Figaro Scope

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Genre: dans sa nouvelle passion viandarde, l’appétit du moment trouve ici une table opportune, acquise, qui, plutôt que de bégayer le énième steakhouse mondain, relance l’idée de cette très chère rôtisserie de campagne sans la détourner plus avant qu’un décor de refuge design. Tout y est! De la sérieuse broche roulant sa mécanique jusqu’au patron, sorte de Vulcain de la grillade, crâne rasé, gestes musclés et bon cœur, habile à dompter une cuisine de fauve où tournent et retournent, à feu roux, de sérieux quartiers carnassiers. Vécu à hauteur de côte de bœuf, c’est encore plus frontal! En provenance des reliefs de l’Aubrac, voici la bête présentée en salle, à nu, bien en chair, caressée d’huile d’olive et de retour, dix minutes plus tard, brune, encore chaude de braise, primitive à lâcher le saignant, la tendreté et le soupir de la flamme. Un repaire comme un chalet de macadam forgeant le réconfort. Mieux, une cheminée pour l’hiver.

Avec qui? Une jeune louve.

Une, deux, trois assiettes? Terrine du Flamboire: charnue, bien relevée (nettement plus inspirée que la salade homonyme). Côte de bœuf d’Aubrac: passons les pommes de terre au four tristounettes mais diable, quel morceau! Mousse au chocolat: bien tenue.

Service ? Proximité de la broche oblige, disons chaleureux.

L’addition ? À point, entre 30 et 50 € selon le grammage viandard.

Quelle table ? Une petite près de la baie vitrée.