L’Express

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La salle du restaurant Le Flamboire En ce samedi enneigé, la rue Blanche n’a jamais aussi bien porté son nom. Et quand, par un froid mordant, vous apercevez de loin, à travers une fenêtre, un feu qui crépite dans une cheminée, vous croyez d’abord au mirage de l’oasis dans le désert. Le grill du restaurant le Flamboire Pas d’illusion, il y a bien un maître rôtisseur au crâne rasé qui dorlote ses pièces de viande au dessus de la flamme. Ni une ni deux, je rapplique dans cette néo-auberge sous influence aveyronnaise (ouverte depuis le 2 janvier). Bois blond, patines olive et peaux de moutons. Sur la carte, vous ne tergiverserez pas bien longtemps : vous êtes ici pour de belles pièces grillées au feu de bois : agneau, cochon et boeuf en arrivage direct de l’Aveyron. Côte de Boeuf crue, Le Flamboire On tranche pour une côte de boeuf griffée Conquet, de race aubrac. On vient nous montrer le morceau cru : épais, bien en chair, légèrement massé à l’huile d’olive. 25 minutes, plus tard, 1,2 kg de bonheur goûteux, tendre et légèrement fumé débarque du grill. Côte de Boeuf grillée Reste à soigner encore un peu les accompagnements (patates cuites sur la peau pas assez chaudes, aligot brûlant à en perdre ses fils…) et régler quelques petits détails (comme le sel par exemple : il n’y a que du sel fin à table, il faut demander le gros sel) pour faire de ce chalet auvergnat une halte douillette de quartier.